Affiliation:
1. Institut Fédératif des Neurosciences de Lyon (IFR19) France
2. Équipe d'accueil 1880 Université Claude‐Bernard Lyon I Neurologie Fonctionnelle et Epileptologie Département d'EEG Hôpital Neurologique France
Abstract
RÉSUMÉ
Les méthodes de modélisation dipolaire permettent d'estimer statistiquement la localisation et l'orientation des sources des signaux électroencéphalographiques (EEG) ou magnétoencéphalographiques (MEG). Ces méthodes ont été appliquées aux paroxysmes intercritiques depuis plus de 20 ans et suggèrent que la genèse des paroxysmes intercritiques repose plus sur l'expression d'un réseau de structures anatomiques que sur l'activation d'une région très focale. Nous examinons dans cette revue: (1) l'étendue de ce réseau selon différents types d'épilepsies, (2) les rapports entre ce réseau et les anomalies structurelles identifiées grâce à l'imagerie par résonance magnétique (IRM) ou les anomalies fonctionnelles observées en tomographie par émission de positons (TEP), et (3) la concordance spatiale et temporelle des sources dipolaires des paroxysmes intercritiques et critiques avec les enregistrements intracrâniens simultanés. Les informations issues des données de la modélisation dipolaire des pointes intercritiques sont généralement insuffisantes pour planifier une chirurgie sélective sans enregistrements invasifs. Cependant, les résultats des études examinées dans cette revue montrent que, confrontés aux données des autres techniques non invasives, les résultats de la modélisation dipolaire peuvent s'avérer utiles pour mieux définir la limite de la zone épileptogène ou l'étendue de l'implantation stéréo‐électroencéphalographique (SEEG).