Abstract
La maternalité, d’après Hyvrard, s’intéresse non seulement à l’enfantement, mais en particulier à tout l’univers mental de la mère et aux changements physiques, psychiques, sociaux et culturels dans sa vie. Le présent article montre ces changements et analyse l’ambiguïté des émotions de deux mères célibataires, protagonistes de Tenir jusqu’à l’aube (2018) de Carole Fives et d’Ida n’existe pas (2020) d’Adeline Fleury. S’appuyant sur les théories féministes (Kristeva, Irigaray) et psychanalytiques (Guéritault), il démontre qu’à l’origine de leurs émotions négatives et de leur refoulement de la maternité se trouve le burn-out maternel. La complexité de ce sentiment, qui résulte à la fois de la fonction maternelle et de la situation particulière des mères en question, se manifeste, entre autres, par leur dépersonnalisation, leur isolement et leurs émotions contradictoires envers l’enfant.
Publisher
Uniwersytet Lodzki (University of Lodz)
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