Abstract
L’attitude philosophique se caractérise par la promotion de l’herméneutique. En effet, avec l’irruption de la philosophie, le sens se conçoit comme une réalité autonome ; au nom de cette autonomie, la pensée occidentale va privilégier l’interprétation au détriment de l’action. Or, si l’improvisation fait problème, c’est qu’elle remet en cause, par sa pratique, la pertinence de cette disjonction, objet pourtant d’un large consensus. Dès lors c’est la genèse du sujet (ou processus d’individuation) qui doit être reconsidérée. Dans la mesure où les « théories de l’art » ont emboîté le pas à la philosophie, ce sont les concepts clés de l’esthétique (œuvre, auteur, création, contemplation etc.) que la pratique de l’improvisation et –singulièrement de l’improvisation jazzistique – vient remettre en cause. Il ne s’agit donc pas de repositionner l’improvisation dans la perspective traditionnelle de l’esthétique, mais plutôt de montrer l’inadéquation des catégories de l’esthétique à comprendre l’improvisation. Dans ce travail critique la philosophie de l’individuation proposée par Gilbert Simondon et sa réinterprétation telle qu’elle nous est proposée par Gilles Deleuze et Félix Guattari constituent des outils privilégiés.
Cited by
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